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De 2000 à aujourd'hui

Art

Résonances ou le musée au risque de l'art du 12 février au 2 avril 2000

Quel rôle le musée peut-il jouer dans l’éducation des enfants ? Quelles complémentarités peut-il développer avec l’école ? Comment l’art peut-il intervenir dans cette dynamique ? A sa façon l’écomusée a essayé de répondre à ces questions tout au long de 13 années de mise en oeuvre d’un atelier de pratiques artistiques baptisé "atelier de l’Imaginaire". A travers la confrontation de 34 œuvres d’artistes contemporains et 123 travaux réalisés par les enfants dans le cadre de l’atelier de l’Imaginaire, nous avons cherché à montrer que sous la conduite d’une plasticienne, Evelyne Coutas, les enfants pouvaient développer une réflexion sur leur environnement mais aussi sur le monde et exprimer leur imaginaire à travers des travaux plastiques.

 

Arts d'artisans : 30 créateurs en Val de Bièvre du 12 mai 2010 au 13 février 2011

Cette exposition présente à travers photos et objets l’univers des métiers d’art. Elle s’appuie sur une commande photographique réalisée par Gabriel Stauffer auprès de 30 créateurs et artisans d’art des 7 communes du Val de Bièvre, ainsi que des enquêtes orales. L’écomusée, par le biais de cette exposition souhaite contribuer à rendre visible et à valoriser les activités des métiers d’art et à présenter au grand public leur spécificité qui nécessite « la maîtrise d’un savoir-faire, de techniques et d’outils traditionnels mais aussi innovants dans le but de créer, transformer, restaurer ou conserver, seul ou en équipe sous sa responsabilité, des ouvrages et des objets produits en pièce unique ou en petite série ». (Critères des métiers d’Art SEMA) Les photographies de Gabriel Stauffer, des objets produits par les créateurs et artisans d’art, et des textes tirés des entretiens avec ces derniers constituent la matière de l’exposition. Le visiteur découvrira à la fois le lien à la tradition mais aussi l’ancrage dans la modernité, ainsi que des thèmes importants à la compréhension de ces métiers si particuliers : geste et savoir faire, transmission et appartenance à une corporation, passion et engagement, fragilité de cette économie culturelle. Les métiers d'art fondent l’un des socles essentiels du patrimoine immatériel culturel français. En 2006 en France, 217 métiers représentant plus de 37 000 entreprises, employant près de 100 000 personnes constituent ce pôle important de l'économie française. L’exposition se situe dans la lignée du rapport sénatorial de Catherine Dumas sur les métiers d’art qui préconise l’encouragement à la dynamique d’innovation, l’amélioration de la reconnaissance de ces métiers, la formation de nouveaux artisans, l’ouverture à la création contemporaine, la préservation de l’équilibre de leur modèle économique Cette exposition est un voyage dans l’univers du beau, de la passion, du savoir faire, à la découverte de métiers importants pour la vie économique, qui fascinent souvent sans qu’on les connaisse vraiment.

Ethnologie et Histoire

Insaisissables Voyageurs - tsiganes  du 16 mai au 12 novembre 2000

 « Personne d’origine nomade » ; cette appellation actuelle du Tsigane, construite par les sédentaires, sous-entend qu’il n’a plus de racine et pas d’identité, il est alors défini comme un « problème social » devant être réadapté à la société. Avec l’image de la marginalité qui renvoie à l’étrangeté, voire à l’étranger, cohabite celle de la liberté de l’artiste vivant sans contrainte. L’écomusée a souhaité apporter sa contribution à la compréhension entre les communautés par des actions de découverte de l'identité culturelle des Voyageurs en faisant un lien entre passé, présent et avenir. La scénographie joue sur la diversité et les ambivalences ; le visiteur est conduit à la rencontre des Gens du Voyage à travers des témoignages, des reconstitutions. Il est aussi renvoyé à lui-même, face à la mise en scène du regard que le sédentaire porte sur le voyageur

 

Vos objets au musée racontent Fresnes du 10 janvier au 4 février 2001

A l’occasion du passage au 3ème millénaire l’écomusée a été sollicité pour faire une exposition sur l’histoire fresnoise. Il a été choisi de constituer la mémoire matérielle de la commune, de l’origine à nos jours, en sollicitant directement la population sur une courte période à cheval sur les deux millénaires. L’exposition présente une image de la vie des Fresnois de l’origine à la fin du deuxième millénaire. Elle est constituée de tous les objets, documents et témoignages déposés par les habitants de Fresnes et de ses environs à l’occasion de la collecte du millénaire qui s’est tenue à l’écomusée du 27 novembre au 10 décembre 2000. Les Fresnois ont ainsi rassemblé leur propre patrimoine afin de constituer la mémoire qu’ils souhaitent transmettre aux générations du troisième millénaire

 

Viens chez moi y’a la télé : histoires domestiques et sociales du 3 février au 13 octobre 2002.

Une exposition sur les pratiques liées à la télévision.  Aujourd’hui, la société moderne est fortement marquée par la présence et l’usage du petit écran qui structure le rythme de nos journées autant que notre rapport au monde et au savoir. Dans cette exposition, nous présentons les multiples façons dont la télévision s’inscrit dans le paysage physique et relationnel domestique. Nous mettons en évidence l’usager, la façon dont il se réapproprie la télé et le rôle de celle-ci dans la construction d’une culture commune.

 

Banlieue ma ville du 20 novembre 2002 au 30 mars 2003

Une exposition sur la réalité d’un territoire : la banlieue. 50 objets exposés racontent leur histoire, témoignent de la vie des banlieusards à partir de la deuxième moitié du XXème siècle. Cette exposition, met en lumière quelques caractéristiques d’un territoire de banlieue. Sortir des stéréotypes, sans pour autant les fuir ; il est question de l’esprit village, de jardins familiaux, de vie associative, mais aussi de grands ensembles, de toxicomanie et de déplacement. La plupart des objets sont présentés sous deux angles : une approche générale qui décrit les caractères communs à tous les objets du même type, et une approche biographique qui raconte le destin individuel de l’objet présenté.

 

La maison que Pierre a bâtie  du 4 mai au 12 octobre 2003

Cinq portraits d’auto-constructeurs Charles, Jean, José, Louis et Pierre : ces hommes ont en commun de pouvoir dire qu’ils ont bâti de leurs mains une ou plusieurs maisons. Ils ne se connaissent pas, pourtant ils participent, par leurs choix, leur vocabulaire, leur savoir-imaginer et leur savoir-faire, d’une même culture. Le visiteur de cette exposition se trouve plongé dans un espace faisant référence aux chantiers, les matériaux utilisés sont pour la plupart bruts. Les formes simples et dépouillées, généralement à angles droits suggèrent le gros œuvre des maisons en construction. Nous raconterons ici des histoires de vies : histoires de cinq hommes qui ont construit leur maison eux-mêmes, histoire d’une rencontre entre ces cinq hommes et un enquêteur, l'anthropologue Pierre Gaudin, histoires qui parlent de choses tout à la fois ordinaires et exceptionnelles, histoires très personnelles mais qui nous concernent tous.

 

Un temps pour soi  du 19 novembre 2003 au 31 juillet 2004

Le territoire de Fresnes est devenu à partir des années 1950 un territoire de banlieue. Il a été touché par les modifications de notre rapport à l’espace, lié à l’urbanisation de la société. L’exposition explore le rapport des habitants de Fresnes avec leur territoire dans le cadre des loisirs. Elle s’inscrit dans une approche historique intégrant l’époque où Fresnes n’était encore qu’un village. De l’entre-deux-guerres à nos jours, les lieux et les pratiques de loisirs des jeunes ont changé. Au travers d’objets et de documents, ceux qui ont eu vingt ans à ces différentes époques nous racontent cette évolution

 

C’est un petit val qui mousse - le patrimoine du Val de Bièvre du 10 mai au 4 décembre 2005

Une exposition photographique sur le patrimoine du Val de Bièvre. Quelles sont les caractéristiques du territoire du Val de Bièvre ? Cette exposition tente de répondre à cette question en se basant sur le travail du service régional de l’Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France qui a constitué pour les sept communes, une documentation photographique raisonnée sur le patrimoine architectural et mobilier du Val de Bièvre. L’exposition présente l’évolution historique du territoire de l’origine à nos jours et tente de caractériser le Val de Bièvre autour de thèmes forts.

 

Au plaisir du don du 25 janvier au 30 juillet 2006

Bien que nous vivions dans une société marchande et utilitariste nous donnons, sous une multitude de forme qu’on le revendique ou non et c’est pour cette raison que la société maintient sa cohésion. Quels sont les mécanismes en jeu ? Cela va-t-il à l’encontre de l’idée courante selon laquelle tout est motivé par l’intérêt individuel ? L’exposition montrera et détaillera de nombreux types de dons à l’œuvre dans notre société. La première partie de l’exposition présente les bases anthropologiques du don. Y sont notamment détaillés les trois grands systèmes d’échange : le marché et l’argent, l’Etat et la protection, les individus et le don. Dans la seconde partie de l’exposition sont présentés des objets représentatifs des diverses formes de dons collectés sur le territoire du Val de Bièvre. Des témoignages d’habitants du Val de Bièvre ainsi que les réflexions des chercheurs en sciences humaines explicitent le sens de chaque objet.

 

Images d’Elles : Elles se font femmes du 3 octobre 2006 au 1er avril 2007

L’exposition explore les mécanismes de construction de l’identité féminine à travers les discours de jeunes lycéennes de 15 à 18 ans sur elles-mêmes, à travers leurs vêtements et l’environnement intime de leur chambre, mais aussi à travers les attentes des mères de famille. La mise en scène de soi dans les lieux publics et privés, les relations inter et intra-générationnelles, les goûts, les choix de vie, les pratiques sociales, les acceptations ou rejets de l’identité seront étudiés. L’exposition montrera comment se construisent les représentations sociales et les stéréotypes et tentera de mettre en lumière la part de culturel et donc la relativité de la féminité voire de l’identité des femmes.

 

Parle ma banlieue - Le Val de Bièvre vu par ses habitants  du 23 mai 2007  au 6 janvier 2008

Une exposition dont le cœur est constitué par les paroles et les idées de 160 habitants de banlieue. Ils nous parlent de leur quartier à travers voix enregistrées, photos, histoires ou écrits. Cette exposition est une expérience forte et originale, faite de paroles, de rencontres et de confrontations avec le discours des habitants. On y verra que le commerce et l’habitat sont les deux pôles d’investissement majoritaire de la vie des habitants. Que le bruit, la voiture et les jeunes sont les trois problèmes évoqués le plus souvent et que la pollution est mentionnée principalement en lien avec les voitures. Que lorsque les habitants parlent d’un esprit village, ils disent qu’ils se sentent bien dans le lieu où ils habitent. La valeur de ce lieu est liée à la présence de la ville qui peut pourtant le menacer en prenant sa place. Que le quartier est au centre de la construction de l’idée du territoire et que son image se construit principalement autour du lien social et du patrimoine. L’exposition s’achève sur des voix individuelles, voix d’enfants et d’adolescents qui s’expriment par le biais d’œuvres photographiques, voix d’adultes qui décrivent leur quartier au fil des pages d’un carnet de bord fait de textes et de photos.

 

Quand le travail ne paie plus du 19 mars au 14 décembre 2008

La question de la rémunération du travail est malheureusement d’une actualité criante, mais la pauvreté parmi les gens qui travaillent est encore plus choquante. Il semble difficilement acceptable que des personnes ayant un emploi soient pauvres, car nous pensons tous que le travail fait vivre et doit donc protéger de la pauvreté.

Généralement le pauvre est plaint, mais considéré comme à part dans la société. L’exposition de l’écomusée montre que les travailleurs pauvres sont proches de nous. Dans les deux sens du terme : on en connaît et ils nous ressemblent.

L’exposition s’ouvre sur une présentation historique de la pauvreté et de la façon dont elle a été envisagée, au cours des siècles, à travers des documents d’archives locales. Après avoir donné une définition des travailleurs pauvres, l’exposition montre au travers des statistiques les causes du travail précaire. La troisième partie, basée sur les entretiens réalisés avec des travailleurs pauvres du Val de Bièvre, aborde leur réalité quotidienne faite à la fois de discrimination, ruptures, fragilité, faiblesse financière, voire de santé mais aussi rapport positif au travail.

 

Et surtout des histoires - 30 ans d'écomusée du 11 octobre 2009 au 28 mars 2010

L’écomusée du Val de Bièvre (à Fresnes) est le deuxième écomusée urbain créé en France et dans le monde. Il fête ses 30 ans en 2009. A cette occasion il présente une exposition étonnante. L’exposition « et surtout des histoires » tisse les fils de toutes les histoires qui ont construit la banlieue, l’écomusée, Fresnes, le Val de Bièvre. Histoires de vie, d’objets, de rencontres, d’institutions,… et surtout des histoires rêvées. Des objets, mais aussi des documents, des photos et des extraits d’entretiens, collectés au fil des années constituent le cœur de l’exposition. Quelque 100 objets de collections, aussi variés qu’une machine à laver en bois, un solex, une sculpture d’art contemporain, un distribox, un photomontage de l’atelier d’art plastique de l’écomusée ou une carte orange. QfwfQ, héros inventé par Italo Calvino, guide le visiteur dans le fourmillement des objets dont il raconte l’histoire à sa manière. Par son intermédiaire le visiteur découvre l’historique de chacun des objets, son histoire personnelle à travers des extraits d’entretiens, ce qu’il raconte de la vie de l’écomusée, son pedigree. Chaque visiteur peut construire sa propre visite en choisissant les objets auquel il va s’intéresser, et pour chacun, en choisissant de se pencher sur sa fonction, son usage ou sa vie imaginée. Chaque objet présenté est lié à des actions de l’écomusée qui ont marqué son évolution et sa réflexion sur le territoire. Saviez-vous que l’écomusée peut avoir un rôle dans l’aide aux habitants pour qu’ils trouvent leur voie, la fédération des énergies, la participation aux enjeux du territoire, ou le développement de la sociabilité ? Au-delà des textes inspirés de Calvino, c’est l’occasion pour le visiteur de découvrir la richesse des objets du quotidien de la banlieue, la vie et les fonctions de l’écomusée, la construction d’un savoir sur le territoire au fil des actions et expositions, le rôle des donateurs et habitants/acteurs, dont le visiteur lui-même fait peut-être partie.

 

Pieds-Noirs ici, la tête ailleurs du 14 mars 2012 – 20 janvier 2013

2012 est l’année de la commémoration du 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.  A  cette  occasion  l’écomusée  propose  une  exposition  qui  raconte  l’histoire  et  lla  vie  des Pieds-Noirs : ce groupe d’environ un million de Français qui vit en Algérie. Confrontés à la guerre, ils ont été contraints de quitter leur terre pour rallier la métropole en 1962.

 L’exposition  s’intéresse  plus  spécifiquement  aux  Pieds-Noirs  d’Ile-de-France  car  si certains éléments de leur histoire sont généralisables à tous, il existe des différences entre les régions d’arrivée. L’Ile-de-France est la seconde région d’accueil des Pieds-Noirs après la Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais ce territoire étant très peuplé et la sociologie des rapatriés  franciliens étant très particulière, leur arrivée a moins marqué les esprits.

 C’est en s’appuyant sur deux recherches en histoire et en ethnologie que sera présentée cette  population,  depuis  la  colonisation  de  l’Algérie  en  1830  jusqu’à  nos  jours,  en passant  par la période de la guerre (1954-1962) puis de l’exode et de l’installation en métropole.  Bien qu’il y eut des rapatriés venant d’autres pays du  Maghreb (Tunisie et Maroc)  ou ne possédant pas la nationalité française (les Harkis), cette exposition porte son attention sur ceux  qui  ont  été  parfois  appelés  les  « Français  d’Algérie »  (sont  compris  dans  cette appellation les juifs qui pour beaucoup étaient présents avant la colonisation française). Ce sera l’occasion de revenir sur nombre de stéréotypes positifs ou négatifs qui circulent sur les Pieds-Noirs, pour les remettre en question : que ce soit leur tempérament, leur culture, leurs idées politiques, leur unité,….

La présentation n’étant pas strictement chronologique, c’est le visiteur qui par ses choix de circulation définira  son  parcours  de  visite,  inventant  sa  propre  exposition.  Elle  lui  permet  de  rentrer  dans  la  complexité  du  sujet  grâce  à la mise  en  scène  théâtralisée d’installations,  de  documents  d’archives,  de photos,  d’objets,  de sons, de vidéos, de restitutions  d’entretiens…  Des  installations  symboliques  seront  au  centre  de  douze séquences thématiques se répartissant en trois grandes périodes clés (la colonisation, la guerre et le retour en métropole). Elles visent à fixer le propos dans la mémoire des visiteurs : entre apprentissage, surprise et prises de distance.

Photographies

En temps de femmes : une balade photographique avec l'agence Rapho du 27 octobre 1999 au 23 janvier 2000

Balade photographique avec l’agence Rapho: le monde que nous y voyons défiler est bien celui des femmes, un monde où il est question de temps, de générations, de multiplicité, d'activités sociales et d’implications de plus en plus manifestes. Que ce soit à travers l’humour et l’émerveillement d’un Doisneau, les photographies-clés d’un Willy Ronis ou, plus près de nous, le témoignage sensible de Valérie Winckler, nous voici confrontés à sept grands chapitres dans lesquels, du temps des femmes aux femmes consacrées, il devient possible non seulement de reconnaître ce que nous tenons pour mémoire historique, mais également de se confronter à nos propres souvenirs

 

Amours de Vieux du 28 mars au 29 juillet 2001

Un  travail photographique réalisé par Eric Dexheimer et vidéographique réalisé par Fanny Mesquida. L’exposition permet grâce à la présentation d’un même contenu porté par le support photographique, vidéographique et sonore, de donner une épaisseur et une réalité forte à ce thème de la relation amoureuse chez les personnes du quatrième âge. Une mise en scène architecturalement très structurée, en trois parties, et misant sur l’approche sensible du sujet accroît cet effet de présence des personnes rencontrées par les deux artistes, tout en traitant avec sérieux et finesse ce sujet encore considéré comme assez tabou.

 

C’est quoi ton travail ? du 6 octobre 2004 au 6 février 2005

Une exposition sur l’ergonomie, avec des vidéographies de Christophe Galatry et des photographies de Catherine Poncin réalisé par l'écomusée et le musée des Pays de Seine-et-Marne, sur une idée d'Antoine Laville, ergonome, avec la collaboration scientifique du CREAPT (Centre de Recherches et d’Études sur l’Âge et les Populations au Travail).

Le mot « ergonomie » vient du grec ergon (travail) et nomos (loi, règles). L'ergonomie peut donc être définie comme "la science du travail".

Cette exposition vise à faire changer la façon dont nous voyons le monde du travail, en proposant aux visiteurs d’aller au-delà des apparences et du visible. Le parcours de l'exposition s'organise autour d'œuvres photographiques et vidéographiques qui, à travers un regard artistique inspiré de la démarche ergonomique, présente 15 situations de travail, issues de métiers de l'industrie, de l'artisanat, des administrations ou d'entreprises de services. Des films, des textes explicatifs, un parcours ludique ponctué de jeux accessibles

 

Atget en Val de Bièvre rencontre avec Nicolas Rouxel Chaurey du 28 janvier 2009 au 31 juillet 2009

Entre 1898 et 1927, Eugène Atget (1857-1927), photographe dont l’influence marqua tout le 20ème siècle, fixa sur la pellicule les transformations de Paris et de ses « environs » à la manière d’un collectionneur posant un regard atypique et novateur sur le monde urbain Nicolas Rouxel-Chaurey (né en 1961) photographe et écrivain, a notamment travaillé sur des territoires en chantiers, le bornage et l'archéologie routière de la France en intégrant la question des objets patrimoniaux et plus largement la question des transformations et du temps qui passe. L’exposition présente l’intégralité des clichés qu’Eugène Atget a réalisés sur le Val de Bièvre (Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly, l’Haÿ-les-Roses, le Kremlin-Bicêtre, Villejuif),, ainsi que les photos réalisées par Nicolas Rouxel-Chaurey en 2008 dans le cadre d’une commande qui pourrait être formulée ainsi : « Qu’aurait fait Eugène Atget s’il avait vécu aujourd’hui ? ». A travers cette exposition l’écomusée souhaite poser la question actuelle de l’évolution du territoire et de sa patrimonialisation. Si Atget apparait aujourd’hui comme un visionnaire qui a fixé la trace de ce qui allait souvent disparaître, Nicolas Rouxel-Chaurey nous invite à nous poser cette même question sur le territoire actuel : que regretterons-nous d’avoir détruit qui nous semble aujourd’hui d’une grande banalité ? Cette exposition n’aurait pu avoir lieu sans l’aide du Musée de l’Ile de France (Sceaux 92), qui a prêté l’ensemble des photographies originales d’Atget présentées.

 

Doisneau en Val de Bièvre du 30 mars 2011 au 20 novembre 2011

Pour la troisième fois de son histoire, l’écomusée accueille en ses murs l’œuvre photographique de Robert Doisneau. Après «Robert Doisneau, photographe de banlieue» en 1983 et « Robert Doisneau ou la désobéissance » en 1994, l’écomusée présentera à compter du 30 mars prochain et jusqu’au 20 novembre, « Doisneau en Val de Bièvre ». A travers la présentation de 53 photos réalisées en Val de Bièvre entre les années 1930 et 1990, nous avons cherché à mettre en lumière l’évolution du territoire, de ses usages et de ses représentations. L’exposition s’ouvre sur des photos et documents d’archive donnant le contexte de l’époque (biographie, 1ère photo prise par Robert Doisneau, publications). Elle traite également de la façon de travailler de Robert Doisneau (série de clichés, planches contact, recadrages…). Les salles suivantes abordent cinq thématiques associées à des citations de l’artiste : « Sombre banlieue », « temps qui passe », « ici bas la banlieue», « portraits » (individuels ou collectifs) et enfin « Doisneau pur sucre ». Dans la salle consacrée à la banlieue, les photographies des lauréats du concours photographique « Vivre en Val-de-Bièvre » organisé en amont de l’exposition auprès des habitants photographes amateurs seront présentées selon les deux catégories de participants : « adultes » et « juniors ». La conclusion de l’exposition permettra au visiteur de visionner un film inédit réalisé à l’occasion de la rencontre chaleureuse entre Doisneau et des enfants à l’écomusée de Fresnes en 1988. L’exposition vise à donner au visiteur une image moins conventionnelle du photographe en révélant des aspects inédits et moins riants de son travail. Nous montrons notamment que pour lui la banlieue n’est pas nécessairement belle et poétique, que toutes les photos qu’il a réalisées ne sont pas toujours légères ou humoristiques, et enfin qu’il a aussi produit des photographies en couleur via les commandes de l'Etat