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L'Ecomusée

L’écomusée du Val de Bièvre ; la parole des habitants de banlieue

 

Dans la ville de Fresnes, banlieue sud de Paris, l’écomusée s’intéresse aux thèmes qui concernent les populations locales et la façon dont elles vivent sur le territoire (l’urbanisation, le travail, la télévision, le don, l’immigration, la condition féminine, les objets et leur mémoire, ...) Les problèmes majeurs de la société contemporaine sont au cœur de la notion de patrimoine.

L’écomusée travaille sur le thème de la banlieue et de son « patrimoine en devenir ». Il s’intéresse particulièrement à la période de 1850 à aujourd’hui et la mémoire des mutations ; disparition et apparition de patrimoines, de pratiques, de symboles.
Les habitants du Val de Bièvre sont invités à être acteurs de leur écomusée en proposant actions culturelles, exposition, visites,…

Historique

 

- En 1976, le Maire de Fresnes, Monsieur André Villette, à la demande de deux Fresnois, décide d’engager une étude de faisabilité en vue de la création d’un écomusée.

- 1979, l’écomusée conçu par Françoise Wasserman sera lancé en octobre : création d’un centre de ressources sur l’histoire locale, début de la collecte de patrimoine mobilier et oral, réalisation de la première exposition « l’enfant et l’école, hier et aujourd’hui ».

- 1984, inauguration du siège de l’écomusée dans la ferme de Cottinville.

- 1986, création des ateliers patrimoine et création, dits ateliers de l’Imaginaire.

- 1991, exposition sur la prison et exposition sur le mouvement Hip-hop.

- L’écomusée décide de « donner la parole aux minorités, aux exclus de l’histoire et des musées ». L’approche du contemporain et les thématiques liées à la banlieue apparaissent.

- Depuis 1990, prise en compte de l’évolution récente de la commune devenu territoire de banlieue.

- 2006, la gestion de l’écomusée est transférée à la Communauté d’Agglomération de Val de Bièvre. Il devient écomusée du Val de Bièvre. Son travail porte sur ce territoire élargi : Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly, Le Kremlin-Bicêtre, L’Haÿ-les-Roses et Villejuif.

Les thématiques de recherche sont de plus en plus axées sur l’histoire et l’actualité de la banlieue.

Le territoire

 

Le territoire du Val de Bièvre s’étend perpendiculairement au périphérique depuis la frontière de Paris aux premières communes possédant encore des espaces ruraux (Wissous). Il constitue un ensemble géographique rendant compte de l’histoire de la banlieue. Il est particulièrement intéressant car représentatif de l’évolution d’un territoire de périphérie de la capitale qui a évolué de « rural » à « banlieue dense » en passant par « périurbain » et « banlieue lâche ». Le phénomène de densification urbaine est encore à l’œuvre.

Ce territoire est révélateur de l’émergence d’une zone appelée « banlieue » qui se construit à partir de la seconde moitié du XIXe siècle dans un incessant jeu d’échanges avec la capitale et les régions, toujours en cours. A partir des années 1930, il fait partie de la « banlieue rouge », constituée de villes ouvrières.

Toutes les communes du Val de Bièvre sont situées sur la pointe nord du plateau de Longboyau. La Bièvre (à l’ouest) et la Seine (à l’est) en creusant leur lit dans les terres sédimentaires de la Brie ont fait émerger ce plateau. La Bièvre qui borde le Val de Bièvre sur sa face occidentale, constitue la limite entre Beauce (à l’ouest) et Brie (à l’est).

Le Val de Bièvre est la partie la plus occidentale du département du Val de Marne (94).